28 avril 2009
Des bidons d'eau pas très abordables
En Afrique, le transport de l'eau est une tâche souvent fastidieuse, pouvant impliquer plusieurs kilomètres de marche par jour pour ramener, souvent sur la tête, un bac de quelques dizaines de litres. Ce sont parfois les enfants qui s'en occupent. Vous avez peut être déjà entendu parlé du Q Drum ou du Hippo Water Roller, deux produits très simples permettant de faciliter le transport quotidien d'eau. Le design de ces produits est très proche, un bidon plus ou moins grand que l'on peut faire rouler sur lui même. Un exemple de minimalisme qui n'est pas sans rappeler l'invention de...la roue en 3500 avant J.-C. Si vous voulez voir des gens heureux utilisant ces deux révolutions du design contemporain, je vous laisse regarder les deux vidéos ci-dessous:
Les populations ciblées sont les familles pauvres. Ainsi, comme l'inventeur du Q Drum le dit dans la deuxième vidéo, le problème c'est que les gens pour qui son produit est destiné ne peuvent pas se l'acheter. Et encore, le Q Drum est vendu 35US$, alors que l'Hippo Water Roller est vendu au prix exorbitant de 100US$ (pour ce prix, les frais de transport sont compris, ouf). Du coup, la distribution des bidons dépend largement de la charité.
"The people that need them need can't afford them & must rely on people who can afford them but don't need them"
Gros soucis donc, puisque cela limite grandement l'adoption généralisée du système à la place du bac traditionnel sur la tête. Pour l'instant, seulement 25 000 Hippo Water Roller ont été distribués gratuitement, soit un montant en donation d'environ 2,5 millions de dollars. Apparemment le prix s'explique au fait que le moulage par rotation, la technologie utilisée dans la fabrication des bidons, est un procédé long et donc coûteux. Je n'y connais rien en moulage industriel, mais je me dis que peu de gens gagnant moins de 1 dollar par jour sont prêts à donner 35 ou pire 100US$ pour un bidon en plastique en forme de roue. D'ailleurs je me demande si ceux qui reçoivent ces bidons gratuitement se rendent bien compte du prix de leurs bidons de luxe.

J'ai récemment lu 'Out of Poverty', le bouquin de l'entrepreneur social Paul Polak. Son livre tourne essentiellement autour de ce genre de problèmes liés au design pour les plus pauvres. Selon lui, si tu ne peux pas vendre au moins un million d'unités et si le retour sur investissement dépasse 1 an, alors ne t'embête pas. La vraie solution, ce serait de trouver un procédé industriel permettant de réduire le coût de fabrication d'un bidon par 5 ou même 10. Tant que ce procédé n'est pas trouvé, alors cela ne sert à rien de sortir le produit. On ne va pas me dire que dans un monde où l'on peut fabriquer un ordinateur pour moins de 100US$, il est impossible de fabriquer un bidon rond de 100 litres en plastique pour moins de 10US$. S'il faut baisser la qualité du bidon pour que le prix descende, alors je dirais qu'il faut le faire. Toujours en suivant les exemples de Paul Polak, les gens pauvres auront toujours tendance à préférer un bidon à 10 dollars durant 1 an qu'un bidon à 100 dollars capable de servir pendant 10 ans...c'est bien lorsque ces gens pauvres seront capables d'investir dans ce genre d'outils que l'on pourra parler de succés.
J'ai l'impression que les créateurs distribuent ces bidons comme on distribue une moustiquaire. Au lieu de se concentrer sur les donations et considérer les gens pauvres comme de simples récipients, il serait peut être plus facile de convaincre en masse les gens d'acheter le produit une fois qu'il est abordable.
18:28 Publié dans Action humanitaire, Agronomie et développement rural, Développement économique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bidon, eau, transport, design, plastique, paul polak, révolution, prix, développement, entrepreneuriat social
27 avril 2009
Petit état de mes prêts sur Kiva
J'ai commencé à prêter de l'argent sur Kiva en décembre 2008 et j'ai pour l'instant réussi à soutenir le rythme d'un nouveau prêt par mois. J'ai donc 5 prêts en cours et chaque mois je reçois un peu plus de 8 US$ que je peux réinvestir immédiatement. Il me faudra ainsi entre 12 et 15 prêts pour pouvoir faire un nouveau prêt par mois rien qu'avec mes remboursements.
Pour le mois d'avril, j'ai célébré mon contrat de volontariat en faisant un prêt au Ghana. J'ai décidé de soutenir Betty, qui habite dans la région Centrale (vers Cape Coast). Veuve et mère de 4 enfants, elle sollicite un prêt pour acheter de quoi faire tourner son petit restaurant en bord de route. Je risque d'aller à Cape Coast un de ces jours, alors si j'en ai l'occasion, je ne manquerais pas d'aller goûter sa cuisine locale!

Autre nouvelle, les Kiva Fellows sont partis au quatre coins du monde pour soutenir les organismes de microfinance sur le terrain, ce qui n'empêche pas Kiva d'être régulièrement à sec (tous les prêts sont financés). Vous pouvez toujours suivre les aventures des Kiva Fellows sur un blog dédié. Enfin, Kiva a mis en place un nouveau système permettant de suivre de plus près le déroulement des remboursements. On peut désormais voir le planning des paiements et les éventuels problèmes de délinquance au mois. Le tableau se trouve tout en bas sur les fiches d'entrepreneur.
10:53 Publié dans Agronomie et développement rural, Développement économique, Internet, blog et compagnie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : kiva, prêt, micro crédit, microfinance, agriculture, ghana, suivi
23 avril 2009
Un projet riz au Ghana
Comme promis hier, je vous parle plus en détail de ma mission avec l'AFVP (Association Française des Volontaires du Progrès). Je suis en ce moment la formation de préparation au départ et je m'immerge progressivement dans la culture du volontariat. Mon départ est prévu pour le 7 Mai et je serai basé à Bolgatanga, une petite ville complétement au nord du Ghana, juste au sud du Burkina-Faso pour une période de deux ans.
Je vais travailler sur un programme d'appui à la filière riz mis en place par le Ministère de l'Agriculture Ghanéen et financé par l'AFD (Agence Française de Développement). Quatre volontaires du Progrès sont déjà en place dans trois régions du nord du Ghana, je suis le dernier à débarquer, avec en charge la région de Bolgatanga (Bolga pour les intimes, mais je ne sais pas si je peux déjà me permettre de la nommer ainsi).

Mes vaccins sont fait et j'ai hâte de rejoindre mon nouveau lieu de travail. Je n'ai jamais mis un pied en Afrique et je suis vraiment heureux de pouvoir compter sur l'AFVP pour que tout se passe dans de bonnes conditions. Comme pour mon départ en Asie du Sud Est, je me prépare au choc culturel et je suis envahi par un mélange d'excitation et d'appréhension.
08:50 Publié dans A propos de moi, Agronomie et développement rural | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ghana, riz, projet, développement, afd, ministère, bolgatanga, afvp
10 janvier 2009
Les jolies vidéos d'Eden Reforestation Projects
L'Eden Reforestation Projects est une ONG américaine en train d'implémenter des projets de reforestation dans plusieurs pays d'Afrique. Ces programmes permettent à la fois de préserver l'environnement et de combattre la pauvreté. Je n'aurais certainement jamais entendu parlé d'eux s'ils n'avaient pas un aussi joli site et de si jolies vidéos pour présenter leurs activitités et encourager les gens à les soutenir.
(les vidéos qui suivent sont en anglais)
Les programmes d'Eden Projects ont permis de planter des millions d'arbres en Ethiopie, au Kénya, à Madagascar et au Soudan. La World Bank a estimé le coût de plantation d'un arbre à 0,20$US (avec l'inflation et d'autres facteurs, ce serait plus proche de 0,28$US aujourd'hui). En réalité, la plupart des programmes de reforestation réclament entre 1 et 4 $US par arbre planté. Eden Projects a réussi à réduire ses coûts au minimum (emplois locaux, partenariats pour créer les pépinières, équipes volontaires...) pour planter des arbres à seulement 0,10$US pièce.
Les impacts de la reforestation sont nombreux:
- lutter contre l'érosion et la désertification
- augmenter la fertilité des sols
- fournir de la nourriture pour les hommes et les animaux
- fournir du bois de combustion et de construction
- restaurer les ressources en eau des nappes phréatiques
- absorber le CO2 atmosphérique
- permettre le retour progressif d'espèce animales disparues à cause de la déforestation
Les programmes bénéficient directement aux populations. Une majeure partie des budgets (75 à 80%) revient directement au personnel des pépinières locales et des planteurs d'arbres et 10% des arbres plantés sont des variétés agroforestières (fruits, biocarburants, bois de construction). Pour finir, voici une petite vidéo présentant l'histoire de Tesfaye, un éthiopien ayant participé à la destruction de ses propres terrains et qui constate avec désespoir les conséquences de ses actions et s'est engagé avec sa communauté à replanter des arbres.
En terme de communication, Eden Projects montre un bel exemple avec son site attractif et engageant ainsi que des vidéos de haute qualité réalisées par une équipe de professionnels, Chronicle Project.
19:01 Publié dans Agronomie et développement rural, Environnement, Films et documentaires, Internet, blog et compagnie | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : eden reforestation, ong, plantation, arbre, afrique, deforestation
08 janvier 2009
Pop!Tech: des entrepreneurs sociaux à suivre
Je présente souvent des vidéos de la conférence TED, donc cette fois, je vais vous proposer celles de la conférence annuelle Pop!Tech. Pop!Tech c'est 'un réseau de gens remarquables, des conférences extraordinaires, des idées fortes et des projets innovants qui vont changer le monde'. Il s'agit d'une organisation à but non lucratif et elle a aussi mis en place un fellowship pour soutenir des initiatives au service d'un monde meilleur.
L'entrepreunariat social est peut être la solution à bon nombre de problèmes liés à la pauvreté et Pop!Tech fait la part belle à ce type particulier d'entrepreneurs. Paul Polak est un entrepreneur social de 75 ans ayant travaillé plus de 25 ans au service des plus pauvres. Il s'est entretenu avec plus de 3000 pauvres et développe pour eux des solutions abordables leurs permettant d'augmenter leurs revenus (pompe à eau, système d'irrigation, engrais...). Il nous présente dans cette vidéo (en anglais), la trilogie du 'Don't bother' ('Ne t'embête pas') qu'il a développé au fil des observations: Si tu n'as pas discuté avec au moins 25 pauvres, si cela ne se rembourse pas en un an et si tu ne peux pas en vendre au moins un million, alors ne t'embête pas.
On continue avec deux projets retenus pour le fellowship 2008 de Pop!Tech. Le premier est une entreprise à but lucratif, Husk Power System, ayant lancé un système permettant de générer de l'électricité à partir de l'enveloppe protectrice du grain de riz. En utilisant cette ressource dans leur générateur, ils fournissent à des petits villages indiens une source d'électricité à bas prix. L'électricité contribue à renforcer le pouvoir des plus pauvres et le potentiel du marché semble énorme.
Le deuxième projet dont je voulais parler est Komaza. Il s'agit d'un programme de microforesterie permettant à des petits fermiers vivant dans les zones arides du Kenya de cultiver des variétés adaptées à leur région et générant de meilleurs profits. La gestion des forêts permet de préserver l'environnement et la biodiversité tout en assurant un revenu supplémentaire aux familles. Un programme de production de biocarburant à partir de Jatropha a aussi été mis en place pour rendre les paysans moins dépendants au pétrole (20 à 35% du revenu des paysans servait à acheter le pétrôle nécessaire à leur éclairage).
14:56 Publié dans Agronomie et développement rural, Développement économique, Environnement, Films et documentaires, Internet, blog et compagnie | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pop!tech, conférence, développement, entrepreunariat social, entrepreneur, paul polak, husk power system
05 janvier 2009
Documentaire: La controverse agricole à l'heure de la mondialisation
Le consommateur n'ignore plus que de nombreux produits frais qu'il consomme sont importés de l'étranger. Une des nombreuses conséquences d'une politique agricole en décalage complet avec la réalité. Les exportations des pays développés sont compétitives, et rendent ainsi difficile le développement d'une agriculture plus locale.
Quand j'ai vu la pochette jaune flashy du documentaire 'We Feed The World', je n'étais pas bien convaincu! Cela devait cacher quelque chose de douteux...mais finalement non, il s'agit d'un trés bon documentaire sur la controverse agricole. Le film présente une succession de petites histoires pour illustrer les dérapages de l'agriculture avec en fil directeur un interview de Jean Ziegler, spécialiste du droit à l'alimentation et rapporteur spécial aux Nations Unies.

On comprend mieux comment les tomates européennes se vendent sur le marché africain au dépent des produits locaux ou comment la pêche industrielle achéve progressivement les petits pêcheurs. On y voit aussi comment les variétés hybrides remplacent les variétés traditionnelles, plus goûteuses certes, mais moins belles et moins productives. Enfin, le patron de Nestlé apporte sa touche finale en présentant son avis sur le droit d'accés à l'eau. D'un point de vue technique, j'ai trouvé que la réalisation était réussie. Le rythme du film colle parfaitement avec le sujet, et l'on voit que le tournage de certains plans a été bien réfléchis. Pour moi c'est important, puisque c'est le genre de détails qui peut me faire décrocher. Si vous avez vu 'Le cauchemar de Darwin', vous comprenez sûrement de quoi je veux parler.
11:52 Publié dans Agronomie et développement rural, Développement économique, Films et documentaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : we feed the world, documentaire, film, agriculture, mondialisation, controverse
03 janvier 2009
The Girl Effect ou comment la femme peut sauver le Tiers Monde
La microfinance fonctionne particulièrement bien auprés des femmes. D'ailleurs si vous regardez les chiffres, vous constaterez que les micro crédits sont en majorité contractés par des femmes. La raison est toute simple, elles offrent de meilleures garanties que les hommes et les instituts de microfinance leurs font donc plus confiance. Je ne me souviens plus où je lisais ça, mais il paraît que les femmes contractant un micro crédit établissent leurs priorités dans l'ordre suivant:
- rembourser son prêt
- s'occuper de ses enfants
- s'occuper de son mari
- s'occuper de soi
Pour un homme, c'est exactement l'inverse!
Sur le site Change.org, je suis tombé sur cet article trés intéressant parlant des tendances graphiques au service de la communication pour le développement. Il y avait cette vidéo en style typographique sur 'The Girl Effect', et qui tente de promouvoir la femme comme une solution aux problèmes de développement et de pauvreté. Elle illustre parfaitement la constatation faîte par les IMF sur le terrain et dont je parle au dessus (en anglais):
Hier je présentais l'initiative originale de Iqbal Quadir, qui a fait une petite révolution au Bangladesh en rendant accessible les technologies mobiles aux plus pauvres. On peut remplacer la vache, présentée comme l'outil de production dans 'The Girl Effect', par un téléphone portable et on obtient normalement un résultat similaire.
20:02 Publié dans Action humanitaire, Agronomie et développement rural, Développement économique, Education, Internet, blog et compagnie, Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : girl effect, femmes, confiance, développement, outil de production, économie, problèmes
02 janvier 2009
TED Talk: Le téléphone portable pour sortir de la pauvreté
TED est une conférence annuelle ayant pour mission de 'propager des idées' et rassemblant des intervenants parmi les plus brillants de notre petite planète. Les conférences du TED sont disponibles gratuitement sur un site Internet, une véritable mine d'or d'informations et d'idées.
Iqbal Quadir nous présente comment le téléphone portable permet de combattre la pauvreté au Bangladesh. Cet ancien bangladais naturalisé américain est un entrepreneur social et il pense qu'un business profitable peut ainsi servir à des fins humanitaires. Son idée est ainsi de lancer un opérateur de téléphone mobile pour relier les bangladais vivant en milieu rural. En se basant sur ses expériences personnelles, Iqbal Quadir arrive à cette évidence: 'Productivity is connectivity' (Connectivité = productivité). Le téléphone devient un outil de production, des opérateurs investissent pour acheter un téléphone (souvent des femmes contractant un microprêt pour payer l'achat) et le rentabilise en le louant aux personnes du village. Les opérateurs dégagent un nouveau revenu et les villageois s'en servent pour augmenter leur productivité et par exemple faciliter les opportunités de commerce.
Dans son discours au TED, il commence par expliquer comment les aides au développement ont contribué à marginaliser les pauvres et ensuite comment le téléphone portable contribue à rendre aux pauvres plus de pouvoir et de contrôle. J'étais vraiment curieux de comprendre quel mécanisme permet à un simple téléphone de jouer un rôle aussi important dans la vie des populations rurales!
Son intervention est trés intéressante, en revanche sa critique de l'aide au développement est trés éxagérée. J'ai juste l'impression qu'il ne différencie pas développement et humanitaire. Dans l'humanitaire, les programmes ont tendance à répondre à un besoin immédiat et s'inscrivent moins dans la durée, alors que pour du développement, ils cherchent à trouver des solutions durables (en impliquant les bénéficiaires et en les formant pour leurs donner les moyens de prendre en main leur destin).
22:46 Publié dans Agronomie et développement rural, Développement économique, Internet, blog et compagnie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ted, talk, conférence, présentation, pauvreté, solutions, portable
31 décembre 2008
Biocarburant: Du café dans mon moteur
Depuis cet été, je fais mon compost et sous les conseils de ma grand-mère, je me suis mis à y mettre le marc de café. Je ne bois pas de café, mais ma famille en raffole et depuis que l'on a investi dans une machine Expresso, notre production de marc a bien augmenté. On m'a aussi conseillé de vider le marc de café dans un évier pour éviter qu'il ne se bouche et il parraît que c'est un bon répulsif à puceron, mais ce que j'ai lu sur SciDev aujourd'hui m'a intrigué. Apparemment il est possible de faire du biocarburant à partir du marc de café.

L'article, publié à l'origine dans le 'Journal of Agriculture and Food Chemistry', indique qu'il est possible d'extraire facilement et économiquement l'huile contenue dans le marc de café pour en faire du biocarburant. Selon la variété, le contenu en huile est compris entre 11 et 20% et il serait possible d'en récupérer 10 à 15%. Des chercheurs ont ainsi estimé qu'avec une production mondiale de plus de 7 millions de tonnes par an, on pourrait extraire plus de 1,2 milliard de litres de biocarburant. Et le meilleur, c'est que l'on peut encore mettre le marc de café dans le composteur à la fin du procédé...
23:42 Publié dans Agronomie et développement rural, Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : biocarburant, marc de café, huile, compost
27 décembre 2008
Billingsgate, plus grand marché aux poissons du Royaume-Uni
La pêche est petit à petit profondément bouleversée. Les petits bâteaux sont progressivement remplacés par des géants industriels et dans peu de temps la pêche 'traditionnelle' est quasi condamné à disparaître. L'année dernière, j'ai eu l'occasion de réaliser avec deux de mes collègues de l'Imperial College London, ce petit documentaire sur le plus grand marché aux poissons d'Angleterre, Billingsgate Market à Londres. L'objectif était de montrer le travail et le sacrifice des marchands et porteurs dans cet endroit mythique situé en plein coeur de Canary Wharf, le nouveau centre financier de Londres. Il s'agit d'un documentaire d'observation de 12 minutes en Anglais:
23:54 Publié dans A propos de moi, Agronomie et développement rural, Films et documentaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : billingsgate, marché au poisson, londres, uk, angleterre, documentaire



















